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Cédant derechef aux charmes d'une Michishige Sayumi débarrassée de sa vilaine acné et qui mérite donc largement son coup de langue entre les cuisses, je me suis goinfré du Quiz Hexagon II, émission déjà encensée ici pour ses mérites pédagogiques mais dont les velléités chansonnières avaient fini par me dégoûter.
Mets pas ta putain de soupe dans mon japonais, enculé.

Aujourd'hui, donc, pas une expression typiquement japonaise, mais l'équivalent d'une expression que tu connais bien et que tu es donc susceptible d'employer : 諸刃の剣, qui se prononce donc もろはのつるぎ et non pas しょはのけん.
Et ça veut dire "une épée à double tranchant". J'espère que tu l'utilises déjà à bon escient, sinon tu peux toujours te reporter à la définition donnée à l'écran.
Je me suis dit qu'au quotidien ça te servirait probablement plus que "pays neutre"...
Tu le sais, depuis l'extinction du fort divertissant Trivia no Izumi, London Hearts c'est ma came, mon toxique, ma volupté suprême.
Je regardais donc l'émission du 07 décembre en me disant que, décidément, le mariage nuit gravement à la santé mentale, quand tout à coup survient une expression de moi jusqu'alors ignorée :
Qu'est-ce que c'est que ça, はっとうしん ?!
Alors je fais comme tous les gars un peu autonomes *hint*, je le tape en hiragana sur Google et j'appuie sur la barre d'espace pour voir ce qui sort en kanji : 八頭身.
Il s'agit donc d'une personne aux proportions de mannequin, puisque si tu as suivi des cours de dessin on a dû t'apprendre que le corps humain représentait 7 fois la longueur de la tête, et là il s'agit d'une personne chez qui le corps représente 8 fois la tête. Soit 30 cm de jambes en plus (enfin, on espère parce que si c'est 30cm de buste, Shokotan-style, ça va pas le faire...).
Alors pourquoi je t'en parle aujourd'hui, 2 mois plus tard ?
Parce que je suis tombé tout à l'heure sur ça :

Et évidemment, mon œil de professionnel a flashé sur ce détail :

8.5 sur l'échelle du 頭身, mec, ça plaisante pas !
Ça me donne pas davantage envie de voir ce truc, mais ça te fait une expression de plus à ton répertoire de dragueur
Ces temps-ci, pour des raisons purement scientifiques, je dors mal, ou pas beaucoup, ou pas beaucoup et mal. C'est donc avec un certain espoir que j'envisageais ma première activité de la journée : mater le dernier épisode de Bleach armé d'une tablette de chocolat et d'une tasse de lait.
Las ! Si l'épisode de la semaine dernière était encore pardonnable (la nouvelle année, tout ça...), celui de cette semaine, inspiré d'une illustration, m'a juste fait gueuler "いい加減にしろ!!".
Du coup, ça m'a fait penser à une autre expression qui a à peu près le même sens, mais dans un registre plus soutenu (que même Atsushi l'avait jamais encore utilisée à 20 ans) : 大概にして欲しい.
Je te laisse avec Weblio pour les devoirs et avec Michishige Sayumi pour les applications :
Je regardais tranquillement – enfin, "tranquillement", pété de rire, comme chaque fois – le 「笑ってはいけない24時間」 de cette année, histoire de me remettre d'une gastro bien légitime (chopée lors d'une soirée de St Sylvestre où tous les parents avaient trouvé excellente l'idée d'amener leurs gamins, tous malades, pour être bien sûr de pas grossir malgré les excès alimentaires. Bien vu, mais j'aurais pu me passer de la fièvre qui va avec...), lorsque soudain apparaît sur mon écran une expression de moi inconnue.
"Expression inconnue + rire", tu penses si j'ai le réflexe de la vérifier pour la retenir à vie sans forcer le moindre neurone.
L'expression du jour est donc 八つ当たり qui se prononce 「やつあたり」 et qui signifie "passer ses nerfs, sa colère ou sa frustration sur une personne qui n'en est en rien la cause".
Mais si tu es tombé sur ce site en cherchant "un homme encule tout les meuf japonaise de sa class", te force pas à la retenir, hein...
Il y aura une méthode.
Très probablement.
On m'a suggéré un format intéressant ; ce sera différent de ce blog, plus sérieux, tout en gardant la qualité de synthèse.
Je ne reviendrai pas sur le sujet avant la phase finale du projet, donc pas la peine de me harceler.
Ça sortira quand ça sortira, mais je travaille déjà dessus.
Comme ça tout le monde est content.
Aujourd'hui, je vais te parler d'argent.
Ça fait un bout de temps que je pense à tirer quelque monnaie de mon talent et je pense placer un bouton "Paypal" d'ici la fin de janvier. Les gens donneront ce qu'ils veulent, en fonction de l'utilité qu'ils ont trouvée au site. Je sais pas encore exactement quelle formule j'utiliserai, mais de toute façon je vais placer un bouton qui permettra de donner de l'argent.
Je trouve ça bien plus intègre que des bannières qui emmerdent tout le monde.
Maintenant j'aimerais te parler d'un autre point, toujours lié à la rémunération de mon talent.
Si tu suis quelques blogs de self-improvement, tu as dû remarquer la formule : on te donne quelques conseils vagues mais utiles, et puis on te propose de trouver l'intégralité des informations dans un eBook vendu pour un prix raisonnable, genre 15~20€.
Bien évidemment, je pourrais faire ça. J'ai d'ailleurs déjà un eBook en cours, sur l'art d'enseigner. Et tu sais comme les gens me pressent de vite sortir une méthode de japonais en bouquin, tellement elle devrait tout déchirer.
Alors je me suis posé la question, d'autant que l'acquisition récente d'un iPad m'a fait redécouvrir le plaisir des eBooks (auparavant je les lisais sur un eReader Sony PRS-600, et juste c'est PAS LE MÊME MONDE !).
Donc a priori, je serais pas contre le fait de remodeler ma méthode et de te sortir un super eBook que tu m'achèterais 15~20~€, c'est-à-dire moins cher que 90% des méthodes sur le marché, pour la qualité que tu sais.
Sauf que.
Comment tu vas utiliser Rikaichan/Peraperakun, avec ton eBook ? Comme je te l'ai déjà précisé, l'utilisation de ce plug-in est INDISPENSABLE pour la partie active de ton étude. Si tu peux pas l'utiliser, aussi bons soient mes conseils, on retombe dans le problème de TOUTES les autres méthodes : le bouquin qui t'explique tout comme il faut mais toute la partie effort de l'élève est absente.
Aucun intérêt.
Par ailleurs, le web me permet d'utiliser des illustrations que je n'aurais pas le droit d'utiliser dans le cadre d'une démarche commerciale (en tout cas pas sans m'acquitter des droits). Du coup, on retomberait dans une méthode 100% texte, c'est-à-dire exactement ce que font les autres.
Aucun intérêt.
Le choix de la forme que j'utilise actuellement a été guidé par le choix du fond : je veux écrire des kanji que tu ne connais pas et te forcer à les lire quand même. Je veux utiliser des illustrations pour que tu voies des phrases d'exemple en situation réelle et pour que tu retiennes les informations que je te donne. Je veux utiliser les commentaires que tu laisses pour apporter des corrections ou des éclaircissements à chaque leçon. Dans l'état actuel des technologies, le web est la forme idéale d'enseignement indirect, juste après le face à face, c'est pourquoi j'ai choisi ce format.
Donc si tu fais partie des fans qui m'ont proposé de sortir un bouquin, réfléchis bien à ce que cela impliquerait.
Je trouve légitime de gagner de l'argent lorsque j'enseigne. Si j'estime que mon enseignement est digne de valeur. Comme je te l'ai expliqué, toute cette valeur serait perdue dans le cadre d'une méthode non interactive (je te l'ai déjà dit : les infos, tu les trouves partout).
Donc pas de eBook, pas de méthode papier.
Alors arrête de réclamer, OK ?
Tiens, j'en ai une bonne pour toi, puisqu'on parle de kanji !
Comment ça, "on parlait pas de kanji" ? Mais quand on fait du japonais on parle TOUJOURS de kanji, non ?
Alors figure-toi qu'en ce moment, un de mes meilleurs amis se met au japonais doucement (enfin, "doucement", la dernière fois que je lui ai filé un cours de guitare, 2 mois après il avait son groupe et il enregistrait déjà des morceaux originaux qui butaient...).
Donc il m'assaille de questions, et notamment sur les kanji. Évidemment, je le dirige vers mes écrits sur ce blog (d'ailleurs j'en ai profité pour me relire, c'est vraiment bien), mais je lui donne aussi quelques éléments personnalisés.
Il s'inquiétait un peu de devoir retenir les lectures ON et kun de tous les kanji qu'il apprenait, je lui ai donc dit d'arrêter ça tout de suite.
Y a des kanji pour lesquels on utilise plus une lecture que l'autre, voire des fois on utilise PAS DU TOUT une des deux lectures. Par exemple, si tu veux dire "pistolet", 銃, même tout seul tu n'utiliseras JAMAIS la lecture kun "つつ". Tu diras "じゅう", comme tout le monde, voire "けんじゅう" (拳銃) si tu as des lettres, ou encore "ガン" (gun) si tu es la reine des feignasses.
Donc je cherchais un mot dont je connaîtrais la lecture kun mais pas la lecture ON comme exemple, et J'EN AI TROUVÉ UN !!!
Mais attention ! Je te parle pas d'un mot que seul Robert Patrick connaît, ou d'un kanji typiquement japonais (qui du coup n'a pas de lecture ON), hein ! Je te parle d'un kanji du quotidien !
Je me suis rendu compte que je ne connaissais pas la lecture ON de... 戻る !
Ben ouais, gars, je l'utilise toujours comme verbe et depuis 11 ans que je fais du japonais j'ai juste JAMAIS EU à utiliser sa lecture ON (qui est "れい", comme vient de te l'apprendre peraperakun).
Putain, heureusement que c'est moi qui m'immole en place publique avec ces conneries-là : t'imagines si tu m'avais posé la question et que je t'avais regardé avec des yeux ronds "Euh... La lecture ON de 戻る ? Ben...Euh... J'en sais rien."
Le mythe s'effondrait !
On a eu chaud...
Tu le sais, l'enseignement c'est comme un bon morceau de trance progressive : une drogue.
Ayant découvert récemment que je pouvais jouer à mon Final Fantasy VII AUSSI sur ma PSP, ben c'est ce que j'ai fait. Genre je joue à FFVII dans mon lit, comment c'est trop de la balle !
Et là, évidemment, dès qu'un élément pertinent apparaît, je me dis "ah ben tiens, ça je pourrais leur apprendre, ils doivent pas le croiser tous les jours...".
Dont acte :

L'expression du jour est donc 年貢の納め時.
1) Tu remarques la lecture どき et non とき.
2) le sens littéral est : le temps est venu de payer l'impôt foncier annuel. On s'en sert donc pour dire que la fête est finie. Plus précisément, que le temps est venu où les responsabilités doivent être prises et qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était. Fini de s'amuser !
1) ou bien parce que tu es du genre hardcore et que tu suis mes directives dès le début, auquel cas tu es forcément déjà tombé sur le site dont je vais te parler (si tu procèdes comme moi, tu obtiens les mêmes résultats que moi).
2) ou bien parce que tu es une feignasse toujours ravie que je te montre des trucs nouveaux et utiles qu'on t'apprend pas à la fac (mais que tu aurais déjà trouvé tout seul si tu suivais mes conseils à la lettre).
Je vais donc aujourd'hui te conseiller un site QUI BUTE : Weblio (en lien, à droite).
Tu tapes un mot et il te sort des synonymes (類語) et mots liés (縁語) MAIS (et c'est pour ça que ça bute) EN CONTEXTE !!!
Ça plus Rikaichan (ou Peraperakun), juste tu vas exploser tes notes en UV de rédaction japonaise.
Maintenant bosse.
Comme disait Cyril Lignac : "le japonais, c'est comme on aime".
Évidemment qu'après avoir travaillé avec ma méthode tu es devenu une brute en japonais, mais c'est un japonais anonyme. Ça, c'est mal. Le but du jeu étant toujours de rester toi-même, il faut que tu emploies le japonais qui te permet de retrouver ta personnalité, exactement comme en français, afin de pouvoir t'exprimer de manière personnelle et de faire comprendre à tes interlocuteurs plus que ce que tu dis : leur faire comprendre qui tu es.
Nous allons procéder par ordre de probabilité :
1) Le puceau éternel qui se dit "otaku" mais explique longuement que c'est pas une maladie et s'acharne sur forumjapon pour que les gens ne croient pas qu'il est immature.

- pronom personnel à utiliser : 拙者, 私, 僕
- vocabulaire indispensable : スクミズ, ロリ, 秋葉原, プラモデル, ガンダム, メイド, コミケ
- source du vocabulaire : dessins animés, jeux vidéos, manga
- forme verbale : でござる, ou la forme en です/ます
- particules finales : よ, ね
2) La cosplayeuse qui veut vivre au Japon et se marier avec un beau Japonais (enfin, ce sera pas très dur à trouver, puisque "tous les Japonais sont TRRROOOOOP BBBEEAUUUUUUX !") et travailler dans un メイドカフェ.

- pronom personnel à utiliser : あたし, おいら, son propre prénom
- vocabulaire indispensable : ご主人様, オムライス, 秋葉原, 猫耳, 毎度おおきに, メイド, ニャーン
- source du vocabulaire : dessins animés, jeux vidéos, manga, drama
- forme verbale : le keigo, et la forme en です/ます
- particules finales : よん, ね, ニャー
3) L'apprentie kogal qui veut faire de la maille et consommer jusqu'à plus soif, parce que, franchement, les temples et les cerisiers, ça va 5 minutes, quoi.

- pronom personnel à utiliser : あたしっす, 私, son propre prénom
- vocabulaire indispensable : やぱい, 超, 携帯, et tout ça, au moins. Pratique intensive du verlan.
- source du vocabulaire : magazines spécialisés, fréquentations, boutiques, émissions de télé
- forme verbale : forme neutre, "forme en putain"(© Robert Patrick) des adjectifs en あい (あい⇒ええ), ajout systématique de じゃない/じゃん.
- particules finales : っす, よ, ね
4) L'apprenti yakuza qui pense que c'est super cool de se la raconter, mais qui va trop pleurer sa mère quand on va l'interdire de séjour à vie ou quand il va se faire casser les 2 jambes par un vrai Japonais du ter-ter. Ou par un Chinois.

- pronom personnel à utiliser : 俺
- vocabulaire indispensable : こら, てめえ, おめえ, 貴様
- source du vocabulaire : films de Kitano, IWGP, Sukeban deka
- forme verbale : forme neutre, "forme en putain des adjectifs" (あい, おい, うい, いい⇒ええ), marque l'emphase (んだよ) sur toutes les phrases, ajoute ブ devant les verbes d'action violente et ド devant les insultes. Remplace と par つ, roule les "r" et les avale systématiquement devant un ん (と言ってるんだよ⇒つってんだよ).
- particules finales : ぞ, ぜ, かよ
5) La dominatrice qui a décidé que ça commençait à bien foutre ce pays de machos et qu'on allait dresser les Japonais à coups de 足コキ. L'a pas bossé son JLPT 1-kyû pour devenir OL, bordel à queue !

- pronom personnel à utiliser : 私
- vocabulaire indispensable : 痴女, 足コキ, ごきげんよう, お姉さん
- source du vocabulaire : toute la filmographie de 乃亜
- forme verbale : forme です/ます+keigo. Insistance sur la forme en ~てあげる et les ordres en ~なさい.
- particules finales : わ, わよ, わね
6) Le beau gosse, celui qui n'a pas besoin de se la raconter et qui force l'admiration dès qu'il ouvre la bouche, parce que lui, on voit qu'il apprend ses kanji ailleurs que dans Famitsû.

- pronom personnel à utiliser : 俺
- vocabulaire indispensable : quand tu t'intéresses à la culture, tout est indispensable
- source du vocabulaire : littérature, 朝日新聞, 日経新聞, magazines de mode masculine, informations télévisées et programmes sportifs/culturels.
- forme verbale : toutes, selon les circonstances.
- particules finales : よ, ね
Te voilà paré pour éblouir le Japon de ta rayonnante personnalité !

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