Aujourd'hui, nous allons voir les formes les plus couramment utilisées pour exprimer que 2 événements se succèdent. Bien entendu, un certain nombre de conditions permettent de déterminer quelle forme utiliser et c'est bien pour cela que nous étudions ces formes dans un même chapitre.
Nous aborderons donc aujourd'hui les formes ~てから, あとで, しだい et とたんに.
1) la forme en ~てから.
a) construction.
Ben c'est super simple : tu prends une forme en ~て et tu ajoutes から.
b) emploi.
La forme en ~てから s'emploie pour signifier qu'une action a lieu à la suite d'une autre. Note bien que c'est la même personne qui fait les deux actions. La forme en ~てから fait référence au temps qui commence après la première action.
Exemples :
- 帰ってから、宿題をすぐに やってくださいね。 Fais tes devoirs juste après être rentré, hein.
- フランスに帰ってから、何年になりますか。Ça va faire combien de temps que vous êtes rentrés en France ?
- 犬がいなかったのは、帰ってから気づいたんだ。C'est après être rentré que je me suis aperçu de l'absence du chien.
Tu as remarqué que j'ai insisté sur le fait que les événements qui se succédaient lorsqu'on utilise la forme ~てから doivent être des actions. C'est parce qu'il est très bizarre d'employer cette forme pour des événement indépendants de l'action du locuteur, particulièrement si le verbe de la deuxième action n'est pas exécuté par le locuteur.
Ex :
*帰ってから、雪が降り始めた。*Il s'est mis à neiger après que j'étais rentré.
*僕が帰ってから、妹が泣き出した。*Ma petite sœur s'est mise a pleurer après que j'étais rentré.
Pour ce genre d'occasion, on utilise あとで.
2) あとで
a) construction.
あと étant un substantif (後), on l'utilise comme d'habitude, à cette différence qu'on trouve une forme accomplie (~た) pour le qualifier. Ben oui : il faut bien que la première action soit accomplie avant que la deuxième ne se fasse.
Le で est souvent omis à l'oral.
b) emploi.
Contrairement à la forme en ~てから, la forme あとで permet justement l'expression d'une succession d'événements n'étant pas des actions du locuteur. Le temps exprimé par あとで n'est pas non plus restreint à un temps suivant directement l'évènement ; il peut s'agir de n'importe quelle partie du temps postérieure à l'événement.
Exemples :
- 僕が帰ったあと、妹が泣き出した。Ma petite sœur s'est mise a pleurer après que j'étais rentré.
- 雷が鳴った数秒のあとで、稲妻が空を切り裂いた。Des éclairs déchirèrent le ciel quelques secondes après que le tonnerre avait grondé.
3) 次第 (しだい)
a) construction.
Déjà, je te conseille de l'écrire en kanji. Ensuite, 次第 peut s'employer de différentes façons, mais le sens étant différent à chaque fois, tu feras bien attention quand tu verras un 次第 dans une phrase.
Le nôtre (enfin, les autres seront nôtres aussi dans quelques temps, donc disons "celui qu'on voit aujourd'hui"), il se reconnaît à 2 caractéristiques :
- il n'est suivi de rien d'autre que d'une virgule.
- il se greffe directement à la forme en -い des verbes ou à un substantif.
b) emploi.
次第 implique une condition de réalisation : il faut que l'action 1 ait lieu pour que l'action 2 ait lieu juste après. C'est l'équivalent de notre "dès que...", "aussitôt que...".
Exemples :
- 帰り次第、電話するよ。Je t'appelle dès que je suis rentré.
- 成功次第、連絡するのです。Contactez-moi dès que vous aurez réussi.
Attention : on n'emploie pas 次第 pour des constructions au passé. Pour ça, on a...
4) とたん (に)
Selon les cas, tu pourras le trouver en kanji (途端), c'est relativement courant.
a) construction.
D'abord, la première question que tu te poses, c'est évidemment : "Ho, Robert Patrick, t'as mis le に entre parenthèses, comment on sait quand il faut le mettre et quand il faut pas ?"
Ah punaise, ça y est, t'es rôdé, tu poses direct les bonnes questions. Mais d'abord, il faut que je t'explique dans quelles constructions on trouve 途端.
- après un verbe à la forme accomplie (~た).
- après その (mais PAS après この ou あの), puisque 途端 est un substantif.
- après une forme en ~たら.
Je sais que nous n'avons pas encore vu pour de vrai la forme en ~たら, mais comme elle est déjà apparue dans le chapitre sur ように, j'espère que tu as fait des recherches de ton côté.
Donc pour en revenir à ta question, la particule に est facultative avec les 2 premières formes et ne l'est pas avec la troisième.
Exemples :
- 家に帰った途端、電話が鳴った。 Au moment où je rentrais dans la maison, le téléphone a sonné.
- その途端、彼女が泣き出した。 Et juste à ce moment, elle s'est mise à pleurer.
- そのピーマンを噛んだら、途端に口がヒリヒリ痛くなった。J'avais à peine croqué le piment que j'avais la bouche en feu.
b) emploi.
J'imagine que tu as bien compris à quoi servait 途端, il y a cependant des conditions à son utilisation :
- l'événement qui arrive avec 途端 ne peut être une action volontaire lorsque le locuteur c'est toi. Lorsque tu effectues une action 1, l'événement qui survient avec 途端 doit te surprendre et non pas découler de ta première action.
- l'usage de 途端 avec une deuxième action volontaire est cependant toléré si le sujet est une 3è personne.
Oui, je sais, c'est pas juste, pourquoi elle est pas toi.
Ben réfléchis 2 secondes : justement parce que cette action de la 3è personne ne relève pas de TA volonté. Donc c'est assimilé à un événement qui te surprend. Convaincu ?
Exemple :
- *父を見た途端、逃げようと思った。*J'ai voulu m'enfuir au moment où j'ai vu mon père.
MAIS
- お父さんを見た途端、彼は逃げ出した。 A peine avait-il vu son père qu'il a déguerpi.
jeudi 7 mai 2009
dimanche 3 mai 2009
Commentaires.
Bon, les manos, je vous la fais courte, mais vous inquiétez pas, il se pourrait que j'aie beaucoup plus de temps à consacrer à cette méthode dans les mois à venir...
Juste pour vous dire que lorsque vous postez des commentaires, faites attention de bien les poster dans l'article correspondant à votre demande et à étoffer un peu la question de façon à ce que je puisse repérer à la suite de quel article votre question a été posée.
En effet, la méthode commence à avoir un paquet de pages et je peux pas me retaper la lecture de chaque article pour trouver où vous avez posé votre question style "je ne comprends pas l'usage de la particule に dans ta phrase".
L'idéal serait une citation d'une partie de l'article (genre une phrase d'exemple), qui me permettrait de trouver immédiatement (= CTRL+F) de quoi vous me parlez.
On reprend les leçons cette semaine avec un tas de trucs super utiles...
Juste pour vous dire que lorsque vous postez des commentaires, faites attention de bien les poster dans l'article correspondant à votre demande et à étoffer un peu la question de façon à ce que je puisse repérer à la suite de quel article votre question a été posée.
En effet, la méthode commence à avoir un paquet de pages et je peux pas me retaper la lecture de chaque article pour trouver où vous avez posé votre question style "je ne comprends pas l'usage de la particule に dans ta phrase".
L'idéal serait une citation d'une partie de l'article (genre une phrase d'exemple), qui me permettrait de trouver immédiatement (= CTRL+F) de quoi vous me parlez.
On reprend les leçons cette semaine avec un tas de trucs super utiles...
mardi 14 avril 2009
Cloud et Tifa font des kanji...
Figure-toi que cette semaine est sorti Final Fantasy VII sur PS3. C'est-à-dire la version PS1, ouais ouais, le vieux jeu tout moche, pas le remake magnifique qu'ils sortiront dans 2 ans (toi-même tu sais).
Bon. Je me suis évidemment jeté dessus, et c'est donc la première fois que je fais le jeu en japonais (première fois en français, prêté par un pote, et puis mon exemplaire à moi, version US de l'époque où je faisais pas encore du japonais, et qui vaut maintenant une petite fortune...).
Premier constat : bordel de merde, mais c'est BLINDÉ de hiragana, on se croirait encore sur SNES !
Deuxième constat : Tiens, c'est marrant, les limites de Yuffie sont presque toutes des yojijukugo.
Nous allons donc profiter de la sortie de FF7 pour apprendre quelques yojijukugo (四字熟語).
1) construction.
Comme leur nom l'indique, les 四字熟語 sont des composés (熟語) de 4 caractères (四字).
Comme leur nom ne l'indique pas, il s'agit de composés souvent d'origine chinoise, donc on a droit à des formules qui sont des additions de 1+1+2 (genre 呉越同舟) ou 2+2 (genre 八方美人), ou encore le préféré de Sinclair : 1+1+1+1 (genre 喜怒哀楽), ou même encore plein de combinaisons.
Bref, ne crois pas que tu vas pouvoir les analyser comme tu le fais avec des composés purement japonais, d'autant que certains sont liés à une histoire dont ils sont généralement le résumé, donc autant dire que derrière chaque caractère se cache une explication d'une demi-page...
2) emploi.
Alors ou tu es Chinois et tu discutes avec des Chinois, auquel cas te prive pas, mets-en plein la conversation (parce qu'en chinois c'est normal), ou tu es pas Chinois et tu discutes avec des Japonais, et tu seras bien gentil de faire preuve de parcimonie, faute de quoi tu passeras pour un gros prétentieux qui veut se la péter.
Je n'ai rien contre le fait de se la péter, bien au contraire, mais il faut se la péter avec classe. Donc sortir l'expression qu'il faut au moment où il faut.
Bon.
Passons à l'analyse des limites de la p'tite mère Yuffie :
Limites de niveau 1
疾風迅雷 (しっぷうじんらい) : 疾風, je fais pas l'insulte de l'expliquer au Narutard que tu es (ne nie pas), sache juste qu'on le prononce aussi はやて, et que comme d'hab', la lecture kun d'un composé c'est toujours la classe.
迅雷, on va le décomposer :
- 迅, c'est aussi l'adjectif はやい (donc 迅い), comme les deux que tu connais déjà (早い, 速い).
- 雷, c'est la Foudre, au sens zeusséen (au Japon ?!) du terme. Techniquement, l'éclair c'est 稲妻 (いなずま), et 雷 (prononcé かみなり), c'est le tonnerre. MAIS si tu le prononces いかずち, ça devient la Foudre, genre les Dieux sont pas contents, tout ça.
Donc le sens du composé 迅雷 serait "rapide comme la foudre". Associé au vent violent, tu peux y voir une simple addition, mais on utilise plutôt le terme pour désigner quelque chose de violent qui arrive très rapidement (un peu l'équivalent de l'anglais "thunderstruck"). Genre une grosse série de coups de pieds dans la gueule.
明鏡止水 (めいきょうしすい) : 明鏡, aussi prononcé めいけい, c'est le miroir que rien ne trouble, ni les défauts de fabrication (je te rappelle qu'à l'époque où sont nées ces expressions, les miroirs étaient fabriqués artisanalement, alors le zéro défaut, c'était le nec plus ultra), ni les traces de doigts de ton copain qui vient de passer la main dans ses cheveux ou sur son nez. Le miroir ni-ckel.
止水, c'est l'eau que rien ne perturbe, pas le moindre souffle de vent, pas la moindre ride à la surface, rien.
Eh ben ton cœur il doit être comme ça, 明鏡止水. Pas en train de courir pour les soldes, pas penser à 2000 trucs que tu dois faire dans la journée, pas tripoter ton portable dans le métro parce que t'es incapable de rester 30 secondes sans t'occuper l'esprit.
明鏡止水, c'est la sérénité.
Limites de niveau 2
抜山蓋世 (ばつざんがいせい) : se dit de celui dont la force est capable d'arracher les montagnes (山を抜く) et dont la volonté pourrait recouvrir le monde (世界を蓋う). Ce 四字熟語 est tiré d'un poème chinois composé lors de la bataille de Gaixia (je te laisse draguer le net pour parfaire ta culture générale).
Limites de niveau 3
鎧袖一触 (がいしゅういっしょく) : se dit lorsqu'on se débarrasse facilement d'un adversaire.
鎧袖, c'est "une manche d'armure" et 一触 "un simple contact", l'idée est donc qu'un simple revers de manche suffit à se débarrasser d'un adversaire, soit pour insister sur la puissance d'une personne, soit pour insister sur la faiblesse de l'adversaire.
生者必滅 (しょうじゃひつめつ) : précepte bouddhique qui signifie que "tous les êtres vivants" (生者) finissent inéluctablement (必) par disparaître (滅).
En règle générale, 生 se prononce しょう (et pas せい) en lecture bouddhique, donc dès que tu vois un truc qui sent un peu le bouddhisme, tu sais comment le lire.
Limite de niveau 4
森羅万象 (しんらばんしょう) : très probablement choisi pour le jeu de mot sur しんら (écrit 神羅 dans le jeu lorsqu'il s'agit de la compagnie des "méchants"), ce composé signifie "toutes les choses" (万象) qui sont dans l'univers (森羅).
Bonus
Il y a une limite de Cloud qui est également un 四字熟語, il s'agit de 画龍点睛, qui se prononce がりょうてんせい, donc tu feras gaffe.
L'expression veut dire "ajouter les yeux au dragon", parce que lorsqu'on dessine un dragon en Asie, on dessine les yeux en dernier, il s'agit donc de la touche finale et c'est lorsqu'on ajoute la touche finale à quelque chose qu'on emploie cette expression.
Sur ce, je me barre au Japon, on se revoit début mai ! (et non, je serai pas dispo cette fois-ci, j'y vais pas en vacances).
Bon. Je me suis évidemment jeté dessus, et c'est donc la première fois que je fais le jeu en japonais (première fois en français, prêté par un pote, et puis mon exemplaire à moi, version US de l'époque où je faisais pas encore du japonais, et qui vaut maintenant une petite fortune...).
Premier constat : bordel de merde, mais c'est BLINDÉ de hiragana, on se croirait encore sur SNES !
Deuxième constat : Tiens, c'est marrant, les limites de Yuffie sont presque toutes des yojijukugo.
Nous allons donc profiter de la sortie de FF7 pour apprendre quelques yojijukugo (四字熟語).
1) construction.
Comme leur nom l'indique, les 四字熟語 sont des composés (熟語) de 4 caractères (四字).
Comme leur nom ne l'indique pas, il s'agit de composés souvent d'origine chinoise, donc on a droit à des formules qui sont des additions de 1+1+2 (genre 呉越同舟) ou 2+2 (genre 八方美人), ou encore le préféré de Sinclair : 1+1+1+1 (genre 喜怒哀楽), ou même encore plein de combinaisons.
Bref, ne crois pas que tu vas pouvoir les analyser comme tu le fais avec des composés purement japonais, d'autant que certains sont liés à une histoire dont ils sont généralement le résumé, donc autant dire que derrière chaque caractère se cache une explication d'une demi-page...
2) emploi.
Alors ou tu es Chinois et tu discutes avec des Chinois, auquel cas te prive pas, mets-en plein la conversation (parce qu'en chinois c'est normal), ou tu es pas Chinois et tu discutes avec des Japonais, et tu seras bien gentil de faire preuve de parcimonie, faute de quoi tu passeras pour un gros prétentieux qui veut se la péter.
Je n'ai rien contre le fait de se la péter, bien au contraire, mais il faut se la péter avec classe. Donc sortir l'expression qu'il faut au moment où il faut.
Bon.
Passons à l'analyse des limites de la p'tite mère Yuffie :
Limites de niveau 1
疾風迅雷 (しっぷうじんらい) : 疾風, je fais pas l'insulte de l'expliquer au Narutard que tu es (ne nie pas), sache juste qu'on le prononce aussi はやて, et que comme d'hab', la lecture kun d'un composé c'est toujours la classe.
迅雷, on va le décomposer :
- 迅, c'est aussi l'adjectif はやい (donc 迅い), comme les deux que tu connais déjà (早い, 速い).
- 雷, c'est la Foudre, au sens zeusséen (au Japon ?!) du terme. Techniquement, l'éclair c'est 稲妻 (いなずま), et 雷 (prononcé かみなり), c'est le tonnerre. MAIS si tu le prononces いかずち, ça devient la Foudre, genre les Dieux sont pas contents, tout ça.
Donc le sens du composé 迅雷 serait "rapide comme la foudre". Associé au vent violent, tu peux y voir une simple addition, mais on utilise plutôt le terme pour désigner quelque chose de violent qui arrive très rapidement (un peu l'équivalent de l'anglais "thunderstruck"). Genre une grosse série de coups de pieds dans la gueule.
明鏡止水 (めいきょうしすい) : 明鏡, aussi prononcé めいけい, c'est le miroir que rien ne trouble, ni les défauts de fabrication (je te rappelle qu'à l'époque où sont nées ces expressions, les miroirs étaient fabriqués artisanalement, alors le zéro défaut, c'était le nec plus ultra), ni les traces de doigts de ton copain qui vient de passer la main dans ses cheveux ou sur son nez. Le miroir ni-ckel.
止水, c'est l'eau que rien ne perturbe, pas le moindre souffle de vent, pas la moindre ride à la surface, rien.
Eh ben ton cœur il doit être comme ça, 明鏡止水. Pas en train de courir pour les soldes, pas penser à 2000 trucs que tu dois faire dans la journée, pas tripoter ton portable dans le métro parce que t'es incapable de rester 30 secondes sans t'occuper l'esprit.
明鏡止水, c'est la sérénité.
Limites de niveau 2
抜山蓋世 (ばつざんがいせい) : se dit de celui dont la force est capable d'arracher les montagnes (山を抜く) et dont la volonté pourrait recouvrir le monde (世界を蓋う). Ce 四字熟語 est tiré d'un poème chinois composé lors de la bataille de Gaixia (je te laisse draguer le net pour parfaire ta culture générale).
Limites de niveau 3
鎧袖一触 (がいしゅういっしょく) : se dit lorsqu'on se débarrasse facilement d'un adversaire.
鎧袖, c'est "une manche d'armure" et 一触 "un simple contact", l'idée est donc qu'un simple revers de manche suffit à se débarrasser d'un adversaire, soit pour insister sur la puissance d'une personne, soit pour insister sur la faiblesse de l'adversaire.
生者必滅 (しょうじゃひつめつ) : précepte bouddhique qui signifie que "tous les êtres vivants" (生者) finissent inéluctablement (必) par disparaître (滅).
En règle générale, 生 se prononce しょう (et pas せい) en lecture bouddhique, donc dès que tu vois un truc qui sent un peu le bouddhisme, tu sais comment le lire.
Limite de niveau 4
森羅万象 (しんらばんしょう) : très probablement choisi pour le jeu de mot sur しんら (écrit 神羅 dans le jeu lorsqu'il s'agit de la compagnie des "méchants"), ce composé signifie "toutes les choses" (万象) qui sont dans l'univers (森羅).
Bonus
Il y a une limite de Cloud qui est également un 四字熟語, il s'agit de 画龍点睛, qui se prononce がりょうてんせい, donc tu feras gaffe.
L'expression veut dire "ajouter les yeux au dragon", parce que lorsqu'on dessine un dragon en Asie, on dessine les yeux en dernier, il s'agit donc de la touche finale et c'est lorsqu'on ajoute la touche finale à quelque chose qu'on emploie cette expression.
Sur ce, je me barre au Japon, on se revoit début mai ! (et non, je serai pas dispo cette fois-ci, j'y vais pas en vacances).
mercredi 8 avril 2009
Robert Patrick répond aux questions que tu ne te poses pas (again).
Je me propose aujourd'hui de t'expliquer la différence entre "viser" (目指す) et "viser" (狙う).
目指す, c'est avoir un objectif, un but, un idéal. Je ne rentrerai pas dans une dichotomie "concret/abstrait", vu qu'un but peut très bien être concret, donc c'est pas la question. Mais disons que 目指す s'utilise avec des concepts : 目指す, c'est pour quelque chose à "atteindre", tandis que 狙う c'est pour quelque chose à "obtenir". Dans les deux cas, particule を.
Je te donne des exemples :
1) tu parles d'une éducation qui ferait que tous les enfants sortent de l'école en sachant lire, écrire et compter : 目指す. On est dans le concept. L'éducation, c'est pas un truc que tu peux rapporter chez toi et poser sur la cheminée.
2) tu parles de la victoire de ton équipe dans le prochain match : 狙う. T'auras ta médaille ou ta coupe à la main.
3) tu parles d'une procédure pour obtenir zéro accidents de voitures, ou zéro chômeurs, ou 100% de guérison dans tes hôpitaux : 目指す. Ce que tu vises, c'est un état (状態/状況), quelque chose de concret mais que tu peux pas prendre dans ta main pour le maintenir.
4) tu veux te taper la plus jolie fille de la classe, la seule qui a une dentition correcte : 狙う. Elle sera tienne, oh oui...
Pour faire plus "concret", disons que 目指す s'emploie quand on prend une photo et que t'es pas dessus (ceci est une métaphore, hein), alors qu'avec 狙う, t'es sur la photo.
目指す, c'est avoir un objectif, un but, un idéal. Je ne rentrerai pas dans une dichotomie "concret/abstrait", vu qu'un but peut très bien être concret, donc c'est pas la question. Mais disons que 目指す s'utilise avec des concepts : 目指す, c'est pour quelque chose à "atteindre", tandis que 狙う c'est pour quelque chose à "obtenir". Dans les deux cas, particule を.
Je te donne des exemples :
1) tu parles d'une éducation qui ferait que tous les enfants sortent de l'école en sachant lire, écrire et compter : 目指す. On est dans le concept. L'éducation, c'est pas un truc que tu peux rapporter chez toi et poser sur la cheminée.
2) tu parles de la victoire de ton équipe dans le prochain match : 狙う. T'auras ta médaille ou ta coupe à la main.
3) tu parles d'une procédure pour obtenir zéro accidents de voitures, ou zéro chômeurs, ou 100% de guérison dans tes hôpitaux : 目指す. Ce que tu vises, c'est un état (状態/状況), quelque chose de concret mais que tu peux pas prendre dans ta main pour le maintenir.
4) tu veux te taper la plus jolie fille de la classe, la seule qui a une dentition correcte : 狙う. Elle sera tienne, oh oui...
Pour faire plus "concret", disons que 目指す s'emploie quand on prend une photo et que t'es pas dessus (ceci est une métaphore, hein), alors qu'avec 狙う, t'es sur la photo.
samedi 4 avril 2009
Robert Patrick t'en met plein la gueule.
Bon, gars, je sais que t'es là pour apprendre la langue japonaise, mais là il est 1h42 du matin, alors je vais te faire part de mes réflexions sur les japonisants, de sorte que tu ne deviennes pas un des ces abrutis qui "adorent la culture japonaise".
Le japonais, c'est comme le reste : il y a la technique, et puis il y a ce qu'on en fait. Quel est l'intérêt d'être le meilleur coup du monde si on se tape que des moches ?
Donc la plupart des japonisants, ils sont à fond dans la langue japonaise, les kanji, le 1-kyû, et toutes ces choses qui n'ont rapport qu'avec la technique. Ils en oublient la réalité du Japon.
Mais ils crient quand même sur tous les toits qu'ils "adorent la culture japonaise".
Ça, c'est un truc que j'adore chez les japonisants, et plus ils sont balaises en japonais, plus tu peux les prendre en défaut.
Genre le mec qui a lu tout Sôseki mais qui ne sait pas qui est Doraemon, tu vois.
Parce que, à la base, la CULTURE, tu vois, c'est quelque chose qui se retrouve de façon assez homogène dans un peuple. T'auras remarqué qu'on parle pas de culture quand ça concerne une info que seulement 3 pékins se partagent.
Et laisse-moi te dire qu'il n'y a PAS UN SEUL Japonais qui ne connaît pas Doraemon, alors que, bien évidemment, ils ne sont qu'une minorité à s'être tapés du Sôseki pour de vrai.
Donc toi t'arrives au Japon, la tête pleine de kanji que t'es le seul à savoir lire, ton diplôme de japonais sous le bras, et comme une grosse tête de con, t'es persuadé que tu connais la culture japonaise parce que t'as lu plein d'auteurs japonais.
Mais tu connais pas le générique de Chibi Maruko-Chan. Ni Ultraman, ni Kamen Rider. Et tu connais rien à Gundam.
Alors que Gundam, si tu veux, c'est juste la religion officielle du Japon depuis 30 ans.
Donc ouais, t'es incollable sur le shintô et le bouddhisme, mais t'es pas à jour. Un peu comme si tu pensais que la capitale du Japon, c'est Edo, tu vois.
Donc quand tu vas en plus dire aux Japonais que t'adores leur culture, tu feras pas l'étonné s'ils te regardent avec des grands yeux, parce qu'ils seront en train de se demander de quelle culture tu veux parler.
Je vais te donner un exemple : récemment je joue à ce jeu extraordinaire qu'est Ôkami. En japonais, évidemment. Et ce jeu est blindé de références à la culture japonaise. Dans chaque nom de personnage, dans chaque scène, ça suinte la culture japonaise par tous les trous.
Et si tu connais pas la VRAIE culture japonaise, ben tu passes à côté de toute la subtilité du truc.
Par exemple, toi qui ADORES la culture japonaise, est-ce que tu pourrais me raconter les histoires de Kaguya Hime, Momotarô, Kintarô, Urashima Tarô ? Avec les noms de lieux, et les noms de persos ?
Ben les Japonais ils peuvent. Est-ce que tu imagines un Français qui connaîtrait pas les histoires du Petit Chaperon Rouge, du Petit Poucet, de Hansel et Gretel ou du Chat Botté ?
Ça fait partie de notre culture populaire, de notre folklore.
Eh ben pareil pour les Japonais, ils ont aussi des contes que tout le monde connaît, et si toi tu débarques sans les connaître ben tu vas juste passer pour une buse (comme le mec qui a rédigé la FAQ de Ôkami, par exemple, et qui trouve que la dernière scène impliquant Kaguya Hime est "utterly strange and borderline surreal", alors qu'en fait c'est complètement raccord avec le conte).
Donc moi, ça me fait toujours marrer ce dédain affiché de certains pour la culture populaire ou "sous-culture" ; les mecs ils ont la gueule dans leurs bouquins et ils sont complètement à côté de la plaque.
Parce que qui dit "référence culturelle", dit "tout le monde est au courant". Donc les contes dont je t'ai parlé plus haut sont bien évidemment utilisés dans la communication et la publicité au Japon.
Du Momotarô, t'en manges à chaque coin de rue.
La culture, la vraie, c'est important. C'est la base d'expressions populaires, de proverbes, etc.
Think about it.
Le japonais, c'est comme le reste : il y a la technique, et puis il y a ce qu'on en fait. Quel est l'intérêt d'être le meilleur coup du monde si on se tape que des moches ?
Donc la plupart des japonisants, ils sont à fond dans la langue japonaise, les kanji, le 1-kyû, et toutes ces choses qui n'ont rapport qu'avec la technique. Ils en oublient la réalité du Japon.
Mais ils crient quand même sur tous les toits qu'ils "adorent la culture japonaise".
Ça, c'est un truc que j'adore chez les japonisants, et plus ils sont balaises en japonais, plus tu peux les prendre en défaut.
Genre le mec qui a lu tout Sôseki mais qui ne sait pas qui est Doraemon, tu vois.
Parce que, à la base, la CULTURE, tu vois, c'est quelque chose qui se retrouve de façon assez homogène dans un peuple. T'auras remarqué qu'on parle pas de culture quand ça concerne une info que seulement 3 pékins se partagent.
Et laisse-moi te dire qu'il n'y a PAS UN SEUL Japonais qui ne connaît pas Doraemon, alors que, bien évidemment, ils ne sont qu'une minorité à s'être tapés du Sôseki pour de vrai.
Donc toi t'arrives au Japon, la tête pleine de kanji que t'es le seul à savoir lire, ton diplôme de japonais sous le bras, et comme une grosse tête de con, t'es persuadé que tu connais la culture japonaise parce que t'as lu plein d'auteurs japonais.
Mais tu connais pas le générique de Chibi Maruko-Chan. Ni Ultraman, ni Kamen Rider. Et tu connais rien à Gundam.
Alors que Gundam, si tu veux, c'est juste la religion officielle du Japon depuis 30 ans.
Donc ouais, t'es incollable sur le shintô et le bouddhisme, mais t'es pas à jour. Un peu comme si tu pensais que la capitale du Japon, c'est Edo, tu vois.
Donc quand tu vas en plus dire aux Japonais que t'adores leur culture, tu feras pas l'étonné s'ils te regardent avec des grands yeux, parce qu'ils seront en train de se demander de quelle culture tu veux parler.
Je vais te donner un exemple : récemment je joue à ce jeu extraordinaire qu'est Ôkami. En japonais, évidemment. Et ce jeu est blindé de références à la culture japonaise. Dans chaque nom de personnage, dans chaque scène, ça suinte la culture japonaise par tous les trous.
Et si tu connais pas la VRAIE culture japonaise, ben tu passes à côté de toute la subtilité du truc.
Par exemple, toi qui ADORES la culture japonaise, est-ce que tu pourrais me raconter les histoires de Kaguya Hime, Momotarô, Kintarô, Urashima Tarô ? Avec les noms de lieux, et les noms de persos ?
Ben les Japonais ils peuvent. Est-ce que tu imagines un Français qui connaîtrait pas les histoires du Petit Chaperon Rouge, du Petit Poucet, de Hansel et Gretel ou du Chat Botté ?
Ça fait partie de notre culture populaire, de notre folklore.
Eh ben pareil pour les Japonais, ils ont aussi des contes que tout le monde connaît, et si toi tu débarques sans les connaître ben tu vas juste passer pour une buse (comme le mec qui a rédigé la FAQ de Ôkami, par exemple, et qui trouve que la dernière scène impliquant Kaguya Hime est "utterly strange and borderline surreal", alors qu'en fait c'est complètement raccord avec le conte).
Donc moi, ça me fait toujours marrer ce dédain affiché de certains pour la culture populaire ou "sous-culture" ; les mecs ils ont la gueule dans leurs bouquins et ils sont complètement à côté de la plaque.
Parce que qui dit "référence culturelle", dit "tout le monde est au courant". Donc les contes dont je t'ai parlé plus haut sont bien évidemment utilisés dans la communication et la publicité au Japon.
Du Momotarô, t'en manges à chaque coin de rue.
La culture, la vraie, c'est important. C'est la base d'expressions populaires, de proverbes, etc.
Think about it.
lundi 30 mars 2009
Check à droite.
J'ai ajouté une section "liens", à droite, sous mon profil.
J'essaierai de m'en tenir à des sites en japonais, pour que tu comprennes la langue dans la langue.
Commme pour le reste, une suggestion de Robert Patrick équivaut à un ordre.
J'essaierai de m'en tenir à des sites en japonais, pour que tu comprennes la langue dans la langue.
Commme pour le reste, une suggestion de Robert Patrick équivaut à un ordre.
jeudi 26 mars 2009
Une biche.
Tiens, tant qu'on y est, je vais t'apprendre un préfixe sympa pour insister sur la qualité d'un substantif : ド.
Ouais, ça s'écrit généralement en katakana.
1) construction.
ド se place directement devant le substantif qu'il renforce.
2) emploi.
ド sert à renforcer l'idée exprimée par le substantif.
Exemples :
素人⇒ド素人 un débutant ⇒ un débutant complet
田舎⇒ド田舎 la campagne ⇒ le trou du cul du monde
アホ⇒ドアホ un imbécile ⇒ un parfait crétin
Et. C'est. Tout.
Ouais, ça s'écrit généralement en katakana.
1) construction.
ド se place directement devant le substantif qu'il renforce.
2) emploi.
ド sert à renforcer l'idée exprimée par le substantif.
Exemples :
素人⇒ド素人 un débutant ⇒ un débutant complet
田舎⇒ド田舎 la campagne ⇒ le trou du cul du monde
アホ⇒ドアホ un imbécile ⇒ un parfait crétin
Et. C'est. Tout.
mardi 24 mars 2009
grâce à / à cause de.
Bon, pour faire oublier mes crises d'Alzheimer passagères (il est très fatigué en ce moment...), on va répondre en détail à une question du jeune Pavy qui nous dit :
"Dans la phrase 雨のため、大会中止になっちゃった。 Est-ce qu'on ne peut pas remplacer のため par のせい? Quelle est la nuance ?"
Ah, la bonne question !
ため exprime une cause objective. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on utilise la forme en ~てしまう, histoire que tu comprennes bien que ce jour-là on n'était pas content.
Donc aujourd'hui on va mettre de la subjectivité dans la cause : soit on est super dégoûté de la vie (せいで), soit on kiffe grave (お陰で).
1) せいで (所為で)
Bon, je t'ai mis les kanji au cas où, mais évidemment on utilise principalement la version en hiragana.
せい, c'est un substantif, donc comme d'habitude : の après un nom, directement après un verbe.
Et comme c'est un substantif, ben on peut pas non plus lui laisser le cul à l'air, si je puis dire, donc on va l'utiliser avec la particule で, ce qui ne devrait pas t'étonner plus que ça.
Donc せいで/のせいで, ça exprime une cause que tu déplores.
Exemples :
時間が足りなかったせいで、作文を書ききることが出来なかった。 Je n'ai pas pu finir ma rédaction, faute de temps.
雪のせいで、交通事故が倍に増えてきた。Les accidents de la route se sont multipliés à cause de la neige.
あんたのせいだよ! C'est de ta faute !
Bon.
2) お陰で
Là, c'est le contraire : ça s'écrit tout le temps en kanji.
お陰で s'emploie et se construit comme せい, cette fois pour exprimer qu'on est bien content de ce qui arrive (= grâce à).
Du coup, comparons la même phrase avec les 3 expressions de cause :
① ストライキのため、今日の授業はキャンセルされました。
② ストライキのせいで、今日の授業はキャンセルされてしまいました。
③ ストライキのお陰で、今日の授業はキャンセルされました。
Dans la première phrase, on met l'accent sur la cause : pourquoi est-ce que le cours a été annulé ? A cause de la grève. Ce qui nous intéresse ici est de savoir la raison pour laquelle le cours a été annulé, on cherche à comprendre.
Dans la deuxième phrase, on exprime que si le cours a été malheureusement annulé, c'est la faute à la grève. On exprime qu'on souhaitait avoir ce cours et que son annulation ne nous plaît pas (par exemple si on venait de super loin, etc.).
Dans la troisième phrase, on se réjouit de cette grève providentielle qui nous dispense de ce cours bien chiant : grâce à la grève, on échappe au cours.
Maintenant tu es fin prêt à partager ton point de vue sur les événements.
"Dans la phrase 雨のため、大会中止になっちゃった。 Est-ce qu'on ne peut pas remplacer のため par のせい? Quelle est la nuance ?"
Ah, la bonne question !
ため exprime une cause objective. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on utilise la forme en ~てしまう, histoire que tu comprennes bien que ce jour-là on n'était pas content.
Donc aujourd'hui on va mettre de la subjectivité dans la cause : soit on est super dégoûté de la vie (せいで), soit on kiffe grave (お陰で).
1) せいで (所為で)
Bon, je t'ai mis les kanji au cas où, mais évidemment on utilise principalement la version en hiragana.
せい, c'est un substantif, donc comme d'habitude : の après un nom, directement après un verbe.
Et comme c'est un substantif, ben on peut pas non plus lui laisser le cul à l'air, si je puis dire, donc on va l'utiliser avec la particule で, ce qui ne devrait pas t'étonner plus que ça.
Donc せいで/のせいで, ça exprime une cause que tu déplores.
Exemples :
時間が足りなかったせいで、作文を書ききることが出来なかった。 Je n'ai pas pu finir ma rédaction, faute de temps.
雪のせいで、交通事故が倍に増えてきた。Les accidents de la route se sont multipliés à cause de la neige.
あんたのせいだよ! C'est de ta faute !
Bon.
2) お陰で
Là, c'est le contraire : ça s'écrit tout le temps en kanji.
お陰で s'emploie et se construit comme せい, cette fois pour exprimer qu'on est bien content de ce qui arrive (= grâce à).
Du coup, comparons la même phrase avec les 3 expressions de cause :
① ストライキのため、今日の授業はキャンセルされました。
② ストライキのせいで、今日の授業はキャンセルされてしまいました。
③ ストライキのお陰で、今日の授業はキャンセルされました。
Dans la première phrase, on met l'accent sur la cause : pourquoi est-ce que le cours a été annulé ? A cause de la grève. Ce qui nous intéresse ici est de savoir la raison pour laquelle le cours a été annulé, on cherche à comprendre.
Dans la deuxième phrase, on exprime que si le cours a été malheureusement annulé, c'est la faute à la grève. On exprime qu'on souhaitait avoir ce cours et que son annulation ne nous plaît pas (par exemple si on venait de super loin, etc.).
Dans la troisième phrase, on se réjouit de cette grève providentielle qui nous dispense de ce cours bien chiant : grâce à la grève, on échappe au cours.
Maintenant tu es fin prêt à partager ton point de vue sur les événements.
jeudi 19 mars 2009
L'expression du but.
Nous y voilà.
On va faire simple et voir 2 façons d'exprimer le but :
1) ために.
a) construction.
ため, c'est un nom, donc comme d'habitude il prend の après un nom et se place directement après un verbe.
b) emploi.
Le truc, c'est que ため peut aussi exprimer la cause et non le but. Alors tu vas me dire : "Ah ben merde alors ! Comment on fait pour savoir si c'est un ため de cause ou un ため de but ?".
Ah, j'l'attendais c'te question !
Pour faire simple :
- si le verbe qui précède ため est à la forme accomplie, c'est la cause qui est exprimée.
- si le verbe qui précède ため est à la forme non-accomplie, c'est le but qui est exprimé.
- si tu vois une particule に ou の après ため, y a de grande chances que ce soit l'expression du but.
Exemples :
電車が遅刻したため、開店に間に合わなかった。 Je n'ai pas pu arriver à l'ouverture du magasin, à cause du train qui était en retard.
初心者のための本。Un livre pour les débutants.
雨のため、大会中止になっちゃった。Le match a été arrêté à cause de la pluie.
勝つために来たんだ! Je suis venu pour gagner !
世のため、人のため、悪の野望を打ち砕くダイターン3! Daitarn 3 est dans la place pour sauver l'humanité des méchants ! (et si tu ne dois te souvenir que d'un seul exemple d'usage de ため pour exprimer le but, que ce soit celui-là).
2) ように
Eh ouais, gars, ように sert aussi à exprimer le but. Par exemple quand tu dis :
日本語が上手になるように、毎日勉強します。Je bosse tous les jours mon japonais pour devenir une brute.
Alors tu vas me dire : "Ah mais alors c'est quoi la différence entre ため et ように ?".
Ah, j'l'attendais, c'te question !
C'est TRES différent. Tellement différent que tu ne peux pas remplacer l'un par l'autre. Pas au niveau du sens (expression du but pour les deux), mais au niveau de la construction.
Check bien ces deux phrases :
日本語能力試験に受かるために、毎日勉強します。
et
日本語が上手になるように、毎日勉強します。
Tu as repéré la différence de construction ?
Dans la première phrase, c'est le même sujet qui effectue les actions des deux propositions, tandis que dans la deuxième on a deux sujets pour deux actions : c'est toi qui étudie, mais c'est le japonais qui devient bon.
On utilise donc ために quand l'action de la principale et l'action de la proposition de but sont effectuées par le même sujet, et ように quand elles sont effectuées par des sujets différents.
Un peu à la manière dont on utilise -ながら et 間に, tu as tout à fait raison de souligner l'analogie.
Donc tu feras gaffe quand tu emploies des adjectifs style 上手,下手 dont le sujet est l'action elle-même et non l'acteur, contrairement à ce que ça donne en traduction, aux verbes au passif et/ou au potentiel qui mettent l'objet en sujet, et autres "pour pas me faire voler mon portefeuille" qui devient 「財布を盗まれないように」, because c'est toi qui fait l'action de protéger ton portefeuille mais c'est évidemment pas toi qui va faire l'action de le voler, etc.
Pigé, gros ?
On va faire simple et voir 2 façons d'exprimer le but :
1) ために.
a) construction.
ため, c'est un nom, donc comme d'habitude il prend の après un nom et se place directement après un verbe.
b) emploi.
Le truc, c'est que ため peut aussi exprimer la cause et non le but. Alors tu vas me dire : "Ah ben merde alors ! Comment on fait pour savoir si c'est un ため de cause ou un ため de but ?".
Ah, j'l'attendais c'te question !
Pour faire simple :
- si le verbe qui précède ため est à la forme accomplie, c'est la cause qui est exprimée.
- si le verbe qui précède ため est à la forme non-accomplie, c'est le but qui est exprimé.
- si tu vois une particule に ou の après ため, y a de grande chances que ce soit l'expression du but.
Exemples :
電車が遅刻したため、開店に間に合わなかった。 Je n'ai pas pu arriver à l'ouverture du magasin, à cause du train qui était en retard.
初心者のための本。Un livre pour les débutants.
雨のため、大会中止になっちゃった。Le match a été arrêté à cause de la pluie.
勝つために来たんだ! Je suis venu pour gagner !
世のため、人のため、悪の野望を打ち砕くダイターン3! Daitarn 3 est dans la place pour sauver l'humanité des méchants ! (et si tu ne dois te souvenir que d'un seul exemple d'usage de ため pour exprimer le but, que ce soit celui-là).
2) ように
Eh ouais, gars, ように sert aussi à exprimer le but. Par exemple quand tu dis :
日本語が上手になるように、毎日勉強します。Je bosse tous les jours mon japonais pour devenir une brute.
Alors tu vas me dire : "Ah mais alors c'est quoi la différence entre ため et ように ?".
Ah, j'l'attendais, c'te question !
C'est TRES différent. Tellement différent que tu ne peux pas remplacer l'un par l'autre. Pas au niveau du sens (expression du but pour les deux), mais au niveau de la construction.
Check bien ces deux phrases :
日本語能力試験に受かるために、毎日勉強します。
et
日本語が上手になるように、毎日勉強します。
Tu as repéré la différence de construction ?
Dans la première phrase, c'est le même sujet qui effectue les actions des deux propositions, tandis que dans la deuxième on a deux sujets pour deux actions : c'est toi qui étudie, mais c'est le japonais qui devient bon.
On utilise donc ために quand l'action de la principale et l'action de la proposition de but sont effectuées par le même sujet, et ように quand elles sont effectuées par des sujets différents.
Un peu à la manière dont on utilise -ながら et 間に, tu as tout à fait raison de souligner l'analogie.
Donc tu feras gaffe quand tu emploies des adjectifs style 上手,下手 dont le sujet est l'action elle-même et non l'acteur, contrairement à ce que ça donne en traduction, aux verbes au passif et/ou au potentiel qui mettent l'objet en sujet, et autres "pour pas me faire voler mon portefeuille" qui devient 「財布を盗まれないように」, because c'est toi qui fait l'action de protéger ton portefeuille mais c'est évidemment pas toi qui va faire l'action de le voler, etc.
Pigé, gros ?
mercredi 11 mars 2009
T'es moins mauvais que tu croyais...
Ce matin, dans ma voiture, je repensais à ma capacité d'écriture de kanji qui a naturellement réduit comme peau de chagrin depuis que j'ai quitté la fac.
Je me disais "si on me demandait d'écrire des kanji, là, avec un crayon et un papier, combien je pourrais en sortir sans me tromper ?".
Au début, je me suis dit "une grosse centaine". Sans déconner.
Et puis j'ai réfléchi un peu : rien qu'avec les kanji de base, ceux que tu ne peux pas oublier, genre les "clefs", t'en as déjà 150 sous la main, tranquille.
Bon. Alors disons 200. Allez, soyons fous : 300, grand max.
Et puis en fait, je me suis dit qu'il suffisait de connaître 5 kanji par clef (je parle des clefs de base, celles qui sont également des kanji, genre 水, 火, 口, etc.) pour en connaître déjà 500.
Donc voici l'exercice que j'ai fait dans ma voiture et que je te propose pour réviser tes kanji pendant tes (longs) trajets dans les transports en commun :
Tu prends un élément (clef ou pas) et tu construis 5 kanji avec. Tu dois être capable de donner la lecture kun. Tu ne peux pas compter 2 fois le même kanji pour 2 éléments différents.
Par exemple 鳴, je te conseille de le garder pour 鳥, vu que tu trouveras sûrement plus de kanji avec 口 qu'avec 鳥, donc autant le mettre dans les 5 associés à 鳥.
Evidemment, si tu es étudiant en japonais, le but sera d'allonger la liste à chaque fois (6 kanji, puis 7, puis 10, puis 20 ou plus...).
Si tu es juste un vieux comme moi qui cherche à se rassurer sur ses capacité en kanji, je te conseille de prendre une clef et d'y associer les éléments les plus simples possibles, le but étant de pouvoir les écrire sans se tromper. Donc pour 言, par exemple, tu iras plutôt chercher du côté de 計 que de 警...
Tiens, j'en profite pour te filer un lien sympa.
Je me disais "si on me demandait d'écrire des kanji, là, avec un crayon et un papier, combien je pourrais en sortir sans me tromper ?".
Au début, je me suis dit "une grosse centaine". Sans déconner.
Et puis j'ai réfléchi un peu : rien qu'avec les kanji de base, ceux que tu ne peux pas oublier, genre les "clefs", t'en as déjà 150 sous la main, tranquille.
Bon. Alors disons 200. Allez, soyons fous : 300, grand max.
Et puis en fait, je me suis dit qu'il suffisait de connaître 5 kanji par clef (je parle des clefs de base, celles qui sont également des kanji, genre 水, 火, 口, etc.) pour en connaître déjà 500.
Donc voici l'exercice que j'ai fait dans ma voiture et que je te propose pour réviser tes kanji pendant tes (longs) trajets dans les transports en commun :
Tu prends un élément (clef ou pas) et tu construis 5 kanji avec. Tu dois être capable de donner la lecture kun. Tu ne peux pas compter 2 fois le même kanji pour 2 éléments différents.
Par exemple 鳴, je te conseille de le garder pour 鳥, vu que tu trouveras sûrement plus de kanji avec 口 qu'avec 鳥, donc autant le mettre dans les 5 associés à 鳥.
Evidemment, si tu es étudiant en japonais, le but sera d'allonger la liste à chaque fois (6 kanji, puis 7, puis 10, puis 20 ou plus...).
Si tu es juste un vieux comme moi qui cherche à se rassurer sur ses capacité en kanji, je te conseille de prendre une clef et d'y associer les éléments les plus simples possibles, le but étant de pouvoir les écrire sans se tromper. Donc pour 言, par exemple, tu iras plutôt chercher du côté de 計 que de 警...
Tiens, j'en profite pour te filer un lien sympa.
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